English version follows…

Les discussions sur l’avenir de la profession de bibliothécaires vont bon train. Il y a rarement plus d’une semaine d’écart entre les messages que l’on reçoit sur les listes de discussion de notre domaine qui encensent les échanges à ce sujet. Plus récemment, Yahoo a publié un autre de ces articles qui nomment la bibliothéconomie en tant que « profession cul-de-sac » qui a eu comme résultat une explosion de commentaires sur nos listes de discussion.

On m’a dit qu’il pourrait être intéressant de faire entendre le point de vue d’une personne de la « relève », de quelqu’un qui est sorti il y a à peine plus d’un an de la maîtrise en science de l’information et aussi qu’il pourrait être bien d’en faire un billet pour le blogue de l’ASTED. Alors, me voici.

Une des choses qui surprend  en arrivant sur le marché du travail, c’est que la discussion sur les “nouveaux rôles” des bibliothécaires est toujours actuelle à l’intérieur de notre profession. Pour quiconque ayant terminé sa maîtrise dans les dernières années, je crois,  l’avenir des bibliothèques, c’est maintenant.

Les “nouveaux rôles” des bibliothécaires? Ce sont les rôles que nous avons appris ou que nous sommes prêts à découvrir et que nous avons hâte de mettre en application. Nous savons que la profession et notre matière première, l’information, sont en transformation. Multiplier ou réviser notre offre de service fait partie de nos attentes.

Je respecte complètement les décisions et les impératifs de tout un chacun. Par contre, je ne peux m’empêcher d’avoir le sentiment que l’on nourrit la question de la pertinence de notre profession lorsque l’on discute des grands concepts de l’avenir des bibliothèques et des nouveaux rôles plutôt que de leurs éléments ou que nous donnons un peu raison aux critiques en cherchant de nouveaux noms pour nos titres et nos lieux.

Il y a certainement des sujets que nous devons adresser. Le résumé de la discussion sur les vaches sacrées dans notre domaine paru ici est intéressant. Il en ressort, selon moi, que le service désuet de l’un demeure essentiel pour l’autre. C’est ce qui fait à la fois l’une des beautés et l’un des défis de notre milieu: le besoin de s’adapter et d’innover en fonction des besoins spécifiques à notre milieu. De constamment chercher cet équilibre, ce point rassembleur dans un diagramme de Venn entre nos habiletés, les besoins des usagers et les ressources disponibles.

On ne peut nier que la situation selon les milieux varie grandement et qu’il y a un manque de reconnaissance de notre travail chez le public et les décideurs.

Nous vivons la nouvelle bibliothéconomie, mais les descriptions n’ont pas suivi. C’est pourquoi le travail de l’ASTED en vue d’un plaidoyer pour reconnaître notre travail est la suite logique à l’incorporation de ces changements dans notre pratique. Dans ce qui s’amorce pour être un grand dossier dans notre milieu, le MOOC “Library Advocacy Unshushed: values, evidence and action”, basé sur les preuves, offert par l’Université de TorontoX s’annonce prometteur pour nous outiller en vue des efforts à venir.

Des nouveaux rôles pour les bibliothécaires? Pourquoi pas une implication dans les enjeux académiques, technologiques, voire socio-politico-économiques qui bénéficieraient de l’expertise sur l’information que nous avons en montrant que notre voix est plus essentielle que jamais!

Jacynthe Touchette, MSI
Medical librarian | Bibliothécaire médical
Jewish General Hospital | Hôpital général juif
Health Sciences Library | Bibliothèque des sciences et de la santé

Discussion about the future of libraries and librarians is well under way. Rarely a week goes by without a heated discussion of this topic on our listservs. More recently, Yahoo published yet another article citing librarianship as a “dead end job” which resulted in an explosion of messages in our mailboxes.

I have been told that it would be interesting to have the point of view of a newcomer, someone who graduated barely more than a year ago and also that it would be nice to make it a blog post for ASTED. So here I am.

One thing that surprised me on my arrival in the field is that the discussions about the “new roles” of librarians are still ongoing within the profession. Well, for anyone who graduated in the last few years, I think the future of the libraries is now.

The “new roles” of librarians? Those are the roles we have learned about or that we are willing to learn and eager to put in action. We know very well that our profession, and our raw material, information, is in transformation. Enhancing or revising the services we offer is part of what we expect to do on the job.

I totally respect the decisions and the imperatives of everyone. But I cannot help feeling that we are feeding the question of our relevancy when we discuss the great concepts of the future of libraries or our “new roles”, instead of talking directly about what they imply, I also feel that we are sort of proving the criticisms right when we are trying to find new ways of naming our titles and our environments.

There are, of course, topics that we need to discuss. The summary of the discussion about “killing cows” in librarianship published here is interesting. My perception is that it shows that an outdated service for one can be essential to the other. This is an example of one of the great and challenging thing of our field: the need to constantly seek this balance, this point in a Venn diagram where our skills, the needs of our users and the available resources meets.

We simply cannot deny the fact that the situation from one workplaces to another differs greatly and that there is a lack of understanding of what we are doing from the general public and the decisions-makers.

We are living the new librarianship but our job descriptions do not reflect this. This is why the work of  ASTED3S in library advocacy is the logical next step towards the incorporation of these changes into our practice. The MOOC  “Library Advocacy Unshushed: values, evidence and action”, evidence-based, from the University of TorontoX sounds like a promising project that might help better equip us for the efforts to come.

New roles for librarians? How about becoming more active in academic, technological issues, and why not even socio-politic and economic issues, where our expertise would be useful and show how our voice is more relevant than ever!

Jacynthe Touchette, MSI
Medical librarian | Bibliothécaire médicale
Jewish General Hospital | Hôpital général juif
Health Sciences Library | Bibliothèque des sciences et de la santé